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L’HUMEUR YACISTE 64 : A Guillaume

Salut mon serpent.

Oui, je suis de retour après une période bien pénible, mais que veux-tu, quand la carcasse se décide à te jouer un mauvais tour, tu es parfois obligé de cesser toute activité. Et oui, et ce même si ce qui me reste de cervelle est encore à peu près en état de marche, le reste a bien failli déconner de façon assez irréversible. Mais ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ! Au titre des réjouissances, je suis récemment passé dans l’émission Superplay Ultimate de Nolife sur un titre qui fait sans nul doute partie de l’histoire, le très culte Contra III The Alien Wars. Il fallait bien ça pour rendre hommage à ce monument que je connais depuis 1993… Mais j’en ai également profité pour rendre hommage à Guillaume, un hommage que je me permets de coucher ici dans tes colonnes. Car après mes petites tribulations de santés récentes, je dois dire que je savoure encore plus le fait de n’avoir pas encore été enfin mis au parfum sur la question de l’au-delà, de l’existence de dieu et autres « mystères » plus ou moins métaphysiques. Bref ! Ce mercredi 6 janvier 1993, j’étais invité à déjeuner chez Guillaume, et après la table, mon camarde de classe ainsi prénommé me fit tester quelques instants ce qu’il avait reçu pour Noel. Ce fut le moment de quelques contacts fort brefs il est vrai, mais qui n’en demeurent pas moins mes premiers avec des titres qui de formidables sont passés à légendaires avec l’aide de Chronos. Je te laisse juger mon serpent : j’ai pu ainsi me faire massacrer en une minute six secondes vingt centièmes sur Super Probotector Alien rebels, faire deux ou trois sauts avec Gomez dans The Addams Family, admirer la pluie battante dans Zelda A link to the past, et ouir pour la première fois l’inoubliable thème de Simon dans Super Castlevania IV, ainsi que lancer mon premier Hadoken avec Ken dans Street Fighter II !

Tu comprends à quel point ces quelques minutes furent déterminantes pour moi mon serpent ? Et oui, caril faut parfois reconnaitre que les passions d’une vie naissent de pas grand-chose… Ton Yace adoré était comme un mioche dans un magasin de bonbons, avec le droit de goûter en plus ! Un peu comme le jour où M.Fillon a compris qu’il pouvait payer toute sa smala sur le dos du con-tribuable, ou le jour où M.Koons a pigé que s’il chiait sur une toile et agrémentait sa défécations de quelques paillettes, il y aurait toujours un ramolli du bulbe pour l’acheter à prix d’or et lui trouver une beauté faite de transgression du tabou lié à la matière fécale ou que sais-je…Un quart de siècle après, me voilà présentant aux côtés de GenshiTony, autre fan de ce jeu, ce Contra III The Alien Wars, version ricaine du Super Probotector précité…Et qui ce mercredi 6 janvier 1993 m’avait fait l’impression d’une vaste blague je l’avoue. Je me plaignais ou presque en introduction, mais vois-tu mon serpent, je suis toujours ici, et même si je crains un peu pour ma concentration et ma régularité futures, mon coeur bat et je pollue toujours l’atmosphère en respirant.
La fatalité a parfois de bien tristes dispositions pour nous qui ne sommes que ses jouets finalement… Si moi je suis toujours de ce monde, hélas Guillaume n’a pas eu cette chance. Après nos années collège et la séparation de nos routes à l’entrée au lycée, je le croisais toujours de temps à autre, histoire de causer un coup, de fumer une clope et bien sûr de toujours papoter un peu console, même si l’un de nous deux avait quelque peu lâché le morceau (je te laisse deviner qui, mon reptile !). Jusqu’au jour où, par une connaissance commune, j’ai appris que cette salope de fatalité avait abandonné son sens second pour revêtir sa signification mortelle et sens premier :Guillaume nous avait quittés. A peine venait-il d’entrer dans sa vingtaine que l’irréversible prit la forme d’un accident de la circulation.
Aujourd’hui, j’ai donc pu montrer sur une chaine de télévision quelques petites pépites de jouabilité sur Contra III. Mais aurai-je simplement jamais connu ou tout au moins décidé de pratiquer ce titre de gloire tel que je le fis…si Guillaume ne me l’avait pas fait essayer en premier lieu ? Je l’ignore, mais s’il y a une chose que je n’ignore pas, c’est le souvenir du camarade disparu. Oui mon serpent : réfléchir à la vie en termes de contrariétés est devenu un réflexe de Pavlov, surtout dans nos sociétés prétendument avancées. Mais pourquoi donc cette attitude devrait tant supplanter le fait de se dire que le simple fait d’être encore en vie, de pouvoir discuter, de se faire une petite partie plus ou moins sérieuse de temps en temps, de voir un arbre, de rire en encourageant Guignol occupé à bastonner le gendarme ou simplement de voir un nouveau jour se lever…ne serait pas une chance et un bras d’honneur face à la fatalité ? Fatalité dont on ajourne chaque jour un peu plus l’issue !

Sur ce je te salue mon serpent, et j’espère que l’on se croisera encore pour un certain temps !
Yace, vieux grincheux pas si vieux.

Et à toi l’ami, le camarade, le pote trop tôt disparu.

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